Sujet : Le bout du tunnel
Bonjour,
Je m'appelle Nora, j'ai 31 ans, je suis maman d'un petit garçon de 2 ans et je suis en instance de divorce.
J'ai pris la décision de divorcer en juillet dernier, après 3 ans de mariage. Je souffrais depuis longtemps, j'étais dévalorisée dans mon rôle de femme et de mère. Je ne me reconnaissais plus, je ne prenais plus aucune décision, je n'avais plus le droit d'avoir mes propres opinons ou convictions. Pour "sauver mon couple", j'ai accepté de courber l'échine, je voulais éviter les conflits alors je me laissais faire.
Par dessus le marché, je subvenais seule aux besoins de la famille, car mon mari refusait d'aller travailler (alors qu'il est parfaitement en état de travailler et qu'il est bardé de diplômes, et quand je rentrais du boulot, je devais m'occuper de mon fils, du ménage, préparer le diner pendant que lui restait assis devant l'ordinateur sans une once de compassion, et cela lui convenait parfaitement.
Un jour, j'ai dit stop tout doit cesser, je ne voulais pas voir l'être le plus cher au monde à mes yeux grandir dans un climat aussi malsain. Avec beaucoup de courage, j'ai décidé de demander le divorce, mais là, le véritable cauchemar a commencé : menaces, chantages, enlèvement d'enfant, intimidations, insultes.
Lorsque je lui ai annoncé ma décision (en essayant de mettre les formes, en le rassurant), il a décidé de quitter l'appartement et d'aller chez ses parents habitant à 300 km.
Il venait à l'improviste, parfois la nuit pour prendre notre fils, il me faisait des demandes complètement folles de garde partagée 3 jours ici, 3 jours là-bas (à 300 km).
Lors d'un référé devant le JAF, en octobre dernier, j'ai obtenu la résidence principale et lui un droit de visite un WE par mois (voir 2 si ses capacités financières et matérielles le lui permettent) avec échange au Point Clé (lieu d'échange avec horaires fixes évitant aux parents de se croiser). Je n'ai pas demandé de pension alimentaire, vu sa situation.
Depuis cette décision, à chaque fois, 3 jours avant son WE, le cauchemar commence, des SMS, des coups de téléphone, me demandant de faire la moitié du trajet, pretextant des problèmes de voiture, de train, d'horaires et si j'ai le malheur de refuser, je suis taxer d'égoïste sans coeur, ne pensant pas à notre fils et voulant à tout prix séparer notre fils de son père.
Evidemment, ce n'est pas mon souhait, mon voeux le plus cher serait que les tensions s'apaisent et que nous puissions avoir une relation cordiale dans l'intérêt de notre enfant. J'ai alors un gros sentiment de culpabilité qui m'envahit, je voudrais seulement qu'il prenne enfin ses responsabilités, Il a décidé de partir, il doit assumer les trajets, je subviens seule aux besoins de notre enfant et je ne lui demande rien en échange simplement de venir chercher son fils quand il doit le prendre et dans les conditions qui ont été établies.
Si vous avez vécus des situations similaires où le sentiment de solitude lié à cette culpabilité dévastatrice vous ont assaillis, merci de me dire comment, pour vous, la situation a évoluée.
Merci au site d'exister !
Nora
