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La souffrance des enfants du divorce

Selon une enquête publiée mercredi 2 février par l’Union des familles en Europe, plus de la moitié des enfants de parents divorcés (63%) déclarent avoir énormément souffert de la séparation de leurs parents.

On avait déjà étudié les effets du divorce sur la scolarité et la santé des enfants mais jamais une enquête sur le ressenti des enfants n’avait été réalisée.

1 137 adultes âgés de 18 ans à 56 ans ont répondu à cette enquête et livrent sans tabou, un tableau édifiant de leur désarroi.

Les résultats de l’enquête

Comment les enfants ressentent-il réellement le divorce de leurs parents ?

Tous les parents qui prennent la décision de divorcer se posent cette question et souhaitent que leurs enfants réussissent leur vie d’adulte.

Alors comment interpréter cette enquête ?

Il faut prendre ces résultats avec réserve et un certain recul. A mon sens l’idée  n’est pas de culpabiliser les parents, et encore moins de les faire paniquer,  mais de leur rappeler simplement qu’il ne faut surtout pas banaliser les conséquences d’un divorce.
 
Qu’il soit prononcé par consentement mutuel ou pour faute, un  divorce n’est jamais neutre, car les changements qui interviennent dans la vie de l’enfant pendant cette période, modifient forcément leur  perception et le regard qu’il porte aux autres.

Mais tous les changements ne sont pas négatifs !

Comme le prouve ces témoignages que nous avons reçu :

" Dans la "malheureuse" famille de divorcés que je représente, on a tous bac+5 et une excellente situation, quant à la génération suivante, 10 ans et 15 ans elle est en tête de classe"

Odile Lamourere auteur de plusieurs livres sur les relations hommes/femmes
 " Je suis outrée par l’ article paru ce matin. Non seulement parce que je suis divorcée et que mes enfants vont bien, merci, ont réussi examens et vie sentimentale. Même si, et on en a parlé, ce n'est pas une étape facile à gérer et à vivre. Mais aussi parce qu'on va culpabiliser des parents en train de se séparer alors que leur vie est insupportable... Il faudrait faire la différence entre divorces propres sans haine et divorces jeux de massacre.... Il faudrait apprendre à se séparer sans pour autant devenir ennemis... Une autre étude a signalé que les enfants de divorces propres étaient en meilleur état que ceux de couples en guerre. Quand arrêtera-t-on de stigmatiser la solitude comme négative et le couple comme recette du bonheur ?  C'est la raison principale qui fait que beaucoup se mettent en couple n'importe comment avec n'importe qui. "

Aujourd’hui nous avons tous les outils entre nos mains pour faire en sorte que nos enfants souffrent le moins possible des conséquences de nos choix.

Pour Dominique Marcilhacy, porte parole de l’association l’Union des familles en Europe, la communication est un élément essentiel à l’équilibre de l’enfant : Il est important d' expliquer à vos enfants la séparation sans leur faire prendre parti pour l’un ou pour l’autre, d’être à leur écoute et surtout de leur exprimer votre amour dans ce grand moment de désamour !

Par Constance Desprez
 


3 commentaires sur cet article

  • naatle 24.12.2011
    il y a aussi souvent dans le divorce un parent qui a un "droit de visite". si celui ci n'est pas respecté,on ne peux pas obliger un père ou une mère à voir ou prendre ses enfants s'il ne le veux pas.on oblige donc les enfants à ne pas voir leur parent quel que soit leur avis...
  • gajuinle 28.02.2011
    voici les discriminations et les peines multiples infligées à certains enfants du divorce tout au long de leur existence par les tribunaux.
    l'exclusion de l'un des parents le plus souvent le père ainsi que la totalité de la famille paternelle, 700 000 enfants mineurs sont privés de ce droit essentiel et seront pour leur grand malheur à l'avenir et à leur dépens un vivier pour assouvir les prédateurs de tout poil, avocats, avoués, experts et huissiers.
    une scolarité perturbée qui engendre pour beaucoup d'entre eux des difficultés suplémentaires à s'insérer dans la vie active, un taux supérieur de sdf sont issus des enfants victimes de la séparation conflictuelle de leurs parents.
    le déracinement en famille d'accueil.
    l'aliénation parentale infligée par le parent ayant obtenu la garde.
    l'application abusive et discriminatoire de l'article 371-4 au dépens des enfants devenus adultes et parents à leur tour. demandes accordées à des grand-parents qui ont bafoués les droits de leurs enfants devenus adultes et parents par vengeance lorsque cet enfant ose renouer contact avec le parent exclu par le passé.
    le report d'affection du parent exclu sur un (les) autre(s) enfant(s) de la famille qu'il aura recomposée de son côté.
    la privation du droit d'héritage de l'enfant exclu au motif exclusif d'être aussi l'enfant de l'autre au même titre qu'un enfant parricide avec condamnation à la clef pour avoir l'outrecuidance de croire en la justice et ses droits.
    les dénis de justice les sanctionnant très lourdement tant moralement que financièrement ainsi que leurs proches.
    un taux de suicides très supérieur aux enfants issus de familles unies.
    etc.......
    pour information je vous invite à consulter le site http://www.lodd.fr
  • exileele 03.02.2011
    merci d'avoir cité ma réaction. il faudrait savoir comment a été rélisée cette enquête..et à partir de quels fichiers. apparemment pas par un organisme spécialisé respectant les quotas de l'échantillon national...
    et quand parlera t on des enfants de couples en guerre ?

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