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Quand vivre en solo ne rime plus avec solitude

par La rédaction


Après une rupture, on ne voit pas forcément la vie en rose.
Pour parer à la tentation du repli sur soi et éviter que la vie sociale ne s'estompe, l'Association Française des Solos (AFS) propose un concept centré autour des valeurs de l'échange et du partage.
L'idée : faire se rencontrer des séparés, divorcés et veufs, avec ou sans enfant, qui souhaitent organiser des loisirs ensemble et en toute amitié.

Dans un restaurant italien à deux pas de l'Opéra Garnier, plus de cinquante personnes se retrouvent autour d'une grande tablée en U, dans une ambiance chaleureuse et amicale. Les visages sont souriants et détendus, les discussions vont bon train dans une atmosphère de décontraction. Chaque nouvel arrivant est accueilli par un mot aimable, par une parole de réconfort. Au milieu du tumulte parisien, l'assemblée fait figure de havre de camaraderie : bienvenue au dîner mensuel de l'antenne parisienne de l'Association Française des Solos (AFS).

Créée en 2001 par un Lillois, Laurent Bavière, et s'adressant aux divorcés, séparés, célibataires ou veufs, l'AFS a pour vocation première " d'offrir à ses adhérents, hommes et femmes, l'occasion de reconstituer un tissu amical ou d'élargir son cercle d'amis, sans arrière-pensée " affirment Nicole et Dominique, les deux coordinatrices de l'antenne parisienne. Ainsi, " pour tous les solos qui ne recherchent ni un club de rencontres ni une agence matrimoniale, mais qui trouvent la solitude problématique, l'AFS offre la possibilité de se créer une bande de bons copains " continuent-elles. Nicole, 45 ans, divorcée après 22 ans de mariage, explique qu'" en région parisienne, une situation de rupture peut créer un grand vide. Vous perdez un certain nombre de vos ami(e)s, et petit à petit les occasions de sortie et d'échange se font rares. "

Pour les 265 adhérents parisiens, l'AFS offre une cure d'amitié efficace contre l'indifférence et l'anonymat. " L'association redonne goût aux sorties entre copains-copines, explique Dominique, et il peut ainsi se créer des affinités entre adhérents-adhérentes, ensuite libre à chacun d'aller plus loin. " Selon Nicole et Dominique " partager et échanger, dans une ambiance amicale et détendue comme celle qui prévaut à l'association, ça procure une sensation de bien-être. " L'AFS est le support qui permet de conjurer le cercle vicieux de la solitude et de l'isolement. " On n'est pas là pour faire une thérapie de groupe, mais pour évacuer les problèmes personnels et se changer les idées. On s'organise des plages de détente, on partage des loisirs et  on fait des sorties en commun ", précise Nicole. 

Trois rendez-vous réguliers rythment la vie de l'antenne parisienne : un repas mensuel qui permet d'accueillir les nouveaux, un apéritif et une soirée " before " dansante, en alternance tous les 15 jours. Autrement l'association fonctionne sur le principe de la participation et du volontariat. " Les adhérents soumettent une proposition de sortie (théâtre, cinéma, restaurant, excursion, ballade ou randonnée, etc.) aux coordinateurs qui se chargent de la répercuter auprès de tous les membres, et ensuite tous ceux qui le peuvent sont les bienvenus pour participer. Ainsi plus nos adhérents proposent de choses, et plus la vie amicale de l'association est riche d'événements ", explique Dominique.

Le tout pour une très modique cotisation annuelle qui s'élève à 28 euros. L'antenne de Paris se mobilise, à en juger par les nombreuses sorties d'ores et déjà au programme jusqu'au mois de mars ! A noter que l'association organise des sorties spécifiques où les adhérents peuvent convier leurs enfants.

En outre, comme l'AFS a des antennes dans une trentaine de villes de France, elle organise à échéance régulière des rencontres inter-clubs qui sont des moments forts de la vie associative des adhérents.
Partage, échange et amitié sont au c?ur du projet de l'AFS, qui entend bien démontrer qu'on peut vivre en solo sans être morose.

Si l'association devait adopter un hymne, nul doute qu'il s'agirait des " Copains d'abord "?

Pour contacter l'Association française des solos de votre région : http://www.divorceoumonop.com



2 commentaires sur cet article

  • pianole 02.03.2015
    "sans arrière-pensée", pas sûr.. en tout cas pour certains.
    curieuse société où il faille attendre d'être seul pour se faire des amis (virtuels et pour combler un manque affectif). on ne construit guère dans le deuil suivant une rupture. pour avoir été dans cette assoce, j'ai eu la sensation d'être dans un monde de frustations et de convalescence. c'est une structure "béquille" de la relation à l'autre. et un révélateur de la solitude de nos grands ensembles où il faille passer par internet (donc la machine) pour se rencontrer.
    si celà peut éviter dépression ou suicide, pourquoi pas. mais on ferait mieux de se questionner sur le sens de nos vies et ne pas se laisser influencer par les modèles sociaux.
  • pianole 02.03.2015
    "sans arrière-pensée", pas sûr.. en tout cas pour certains.
    curieuse société où il faille attendre d'être seul pour se faire des amis (virtuels et pour combler un manque affectif). on ne construit guère dans le deuil suivant une rupture. pour avoir été dans cette assoce, j'ai eu la sensation d'être dans un monde de frustations et de convalescence. c'est une structure "béquille" de la relation à l'autre. et un révélateur de la solitude de nos grands ensembles où il faille passer par internet (donc la machine) pour se rencontrer.
    si celà peut éviter dépression ou suicide, pourquoi pas. mais on ferait mieux de se questionner sur le sens de nos vies et ne pas se laisser influencer par les modèles sociaux.

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