Elle divorce

Connexion

Comment mieux vivre sa séparation ?

par Elodie Cingal


10 clés pour faire face et surmonter une séparation

Une séparation plonge souvent dans un état de choc qui peut conduire à des conduites peu constructives pour soi et les autres. Il est possible de minimiser les effets néfastes de la séparation à travers plusieurs clés ; comportements à mettre en place, état à accepter, communication à instaurer….

1. Faire face à la séparation : cette clé est la plus importante. Il est facile de nier ce qu’il se passe, d’interpréter les comportements de l’ex. L’espoir d’une réconciliation pointe son nez sous différentes formes. Par exemple, mon ex m’aide à me réinstaller, c’est qu’il doit donc tenir à moi. Or, pas forcément, votre ex est peut être tout simplement une personne bien qui ne veut pas vous laisser dans un environnement peu avenant. Faire face à la séparation, c’est lutter contre ces pensées qui vous pousse à espérer. C’est accepter la séparation.

2. Patienter ! On sait que l’on ira mieux, mais on ne sait pas quand. Il faut se dire que la douleur est un passage obligé, fait de renoncements à ses vieux projets, de peur de l’avenir, de difficulté à s’habituer à sa nouvelle vie… Patience, tout cela va chaque jour s’atténuer.

3. S’entourer un maximum. En temps de séparation, un fort sentiment d’abandon s’impose. On perçoit chaque jour que l’autre vous oublie, fait sans vous et on imagine que cet autre n’en souffre pas. On se dit oublié, interchangeable. On se dévalorise. On a besoin de se rappeler à l’autre pour pouvoir s’aimer. Or, c’est justement ce qu’il ne faut pas faire. Il s’agit alors de transférer ce besoin auprès d’amis, de la famille, de bons collaborateurs…. Il faut s’entourer d’amour et de chaleur.

4. On devient intolérant à la frustration. On ne supporte plus qu’on nous annule ou reporte un RDV, les retards, qu’on ne soit pas attentif. Cela réactive le sentiment d’abandon. On a presque besoin, comme les enfants, que tout le monde soit fiable, hyper-fiable. C’est tout à fait normal. Une bonne partie de sa vie s’écroule et le nouvellement séparé a un besoin désespéré de pouvoir s’accrocher aux autres. Malheureusement la vie est plus complexe et tout le monde ne peut pas répondre à nos attentes. Il s’agit donc de rationaliser et de se confronter à ce sentiment d’abandon et de comprendre que pendant un temps, on sera hyper sensible à tout. Il faut donc discuter avec son entourage et leur dire cette incapacité à tolérer les changements. Il faut également ne pas incriminer l’entourage. Celui-ci fait ce qu’il peut. Et il serait dommage dans ce contexte de séparation de perdre en plus ses amis.

5. Laisser sortir sa peine mais pas n’importe où !! Entre celle qui pleure toute la journée au travail et celui qui se repli totalement pour ne pas avoir à montrer sa vulnérabilité, il y a des nuances. Il faut pouvoir exprimer auprès de personnes de confiance et en sécurité sa peine, la laisser sortir. Il est important que la peine exprimée soit accueillie au bon moment par les bonnes personnes. SI elle sort de manière inappropriée, elle ne fait qu’aggraver le ressentiment de la séparation

6. Pardonner et ou s’en moquer ! Il est essentiel de lutter conte l’envie de représailles. Il faut tendre vers le pardon. Et si le pardon à son ex est primordial, le pardon pour soi est vital. Tant que l’on ne se pardonne pas d’avoir « échoué » son couple, on ne peut se reconstruire. Peu importe ce qu’il s’est passé ! Qu'importe à qui revient la faute, il faut pardonner…. Ou au moins tenter de s’en moquer. Personne ne pourra jamais répondre à ces deux questions, même lorsque les apparences sont évidentes.

7. S’occuper ! Se noyer dans des activités. Cela n’empêchera pas de faire face à sa douleur. Mais cela permet surtout de ne pas se conforter dans la séparation et ses méandres. Cela force à avancer…

8. Contrer la méfiance typique de la situation de séparation. Se séparer ne veut pas dire que l’ex nous veut du mal. Il se sépare de vous mais ne souhaite pas forcément vous nuire. Certes, dorénavant, il pense à lui au lieu de penser à nous (ou vous). Mais, ce n’est pas forcément contre vous. Il faut tenter de conserver avec lui ce qui faisait qu’au passé vous vous faisiez confiance. On peut se séparer dans la confiance et la bienveillance.

9. Comprendre que la colère n’est qu’un moyen de gérer sa douleur. Durant la séparation, plusieurs sentiments sont en jeu, on peut même parler d’un débordement émotionnel. On a tendance à transformer cette douleur en colère car la colère se porte sur quelque chose, ici l’ex. La douleur n’a pas de visage et on a des difficultés à la gérer. En adressant la colère vers l’ex, on trouve le moyen d’évacuer la douleur. De plus, la colère permet de maintenir le lien avec l’ex. Dans la séparation, on a un sentiment de vide énorme et on ne sait plus comment se lier à l’ex. En se mettant en colère, on force l’autre à interagir réellement ou virtuellement avec soi. Il s’agit donc pendant le temps où la douleur est trop forte d’éviter d’interagir avec l’ex. On tente de le préserver de cette douleur/colère qui installe des conflits longs et destructeurs. On explique à son ex que les émotions liées à la séparation sont trop fortes et que l’on a besoin de laisser passer du temps avant de reprendre contact physiquement (lorsqu’il y a des enfants). S’il n’y a pas d’enfant, autant accepter de disparaitre de la vie de l’autre.

10. Se créer de nouveaux souvenirs dans les lieux où vous en aviez avec votre ex. On a tous des souvenirs qui nous hantent. On n’ose plus aller dans ce restau, sur cette place, dans ce parc car c’est là que nous avons eu notre 1er baiser, une jolie balade, un beau moment avec son ex. Bref, la ville nous rappelle en permanence tout ce que l’on a perdu. Il s’agit donc de s’imposer d’aller dans ces lieux avec des amis et se créer de nouveaux souvenirs.
 

Si la douleur est trop forte, si la durée est trop longue, si une méfiance s’installe…. Il s’agit de se faire aider par un psy spécialisé dans les séparations. En général, quelques séances suffisent s’il n’y a pas d’autres difficultés sous-jacentes.
Une séparation n’est pas un échec, c’est un nouveau départ avec de nouvelles opportunités.


 

Elodie CINGAL est psychothérapeute à Paris, elle s’est spécialisée dans les problématiques liées aux séparations/divorces et à la recomposition familiale




2 commentaires sur cet article

  • Ogusle 17.08.2016
    bsr dpm
    je vis la même chose et j ai le même ressenti : du gâchis pourquoi pour qui et surtout je ressens 1 sentiment de révolte envers ses amis que je recevais car ce ne sont pas les miens pas un ou une ne m à alertée vos amis sont censés vouloir v/bien...
    eh oui j attends le moment quand il le demandera de revenir j ai trop souffert et ressens ça comme une trahison... car les raisons invoquées n étaient pas crédibles ou justifiées
    et maintenant je recommence à 0
  • dpmle 26.01.2016
    mon ex-femme m'a quittée il y a 18 mois.nous avions 23 ans de mariage et 25 ans de vie commune.ce jour la,le monde s'est écroulé pour moi,et la douleur a été présente plusieurs mois.on se sent ailleurs, perdu, sonné.aujourd'hui,j'ai encore beaucoup de mal,mais c'est une autre forme de douleur, un sentiment de gâchis mais aussi de solitude.j'ai bien eu quelques relations, mais j'y ai mis fin rapidement.psychologiquement, je ne me sens pas prêt à redémarrer réellement une relation.pas encore.
    j'ai été voir une psychologue qui m'a aidé à surmonter ou du moins à atténuer la douleur.j'essai de m'entourer aussi des gens qui sont restés car beaucoup disparaissent de notre vie après un divorce.je suis passé effectivement par un sentiment de douleur, puis d'espoir qu'elle revienne, puis de révolte contre elle avant une forme d'acceptation qui dure encore.nous divorçons à l'amiable,car nous ne voulons pas nous faire plus mal.

Votre commentaire sur cet article - Identifiez vous

Email Mot de passe  
Charte d'utilisation du site | Mentions Légales | Recrutement | Protection de la vie privée | Pourquoi ce site | Qui sommes nous
psychologie