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Le
témoignage de Patricia
Bonjours,
Nous sommes dimanche et comme très certainement beaucoup d'autres femmes
je suis seule chez moi accrochée à mon ordinateur et maintenue en vie grâce
au net.J'ai 37 ans et depuis 10 jours je suis divorcée après presque
trois années difficiles. Je me suis mariée en août 2002 avec un jeune
ingénieur qui me plaisait et me faisait rire, nous partagions le même désir
de vivre une vie saine, à la campagne, à passer notre temps de loisir à
jardiner, à découvrir de nouveau sites de ballades en tout genre et bien
sûr à élever nos chers petits. Et c'est bien sûr ce dernier point qui
a tout fait basculer.
Après quatre années d'une vie d'amis,amants et surtout de voisins de même
pallier à Paris, j'ai souhaité revenir en Franche-Comté. Je suis donc
partie et mon futur mari a bientôt dû quitter son travail pour me
rejoindre et retrouver assez rapidement du travail dans ma région. Petit
à petit, nous nous sommes donc installés passant d'un appartement à une
maison louée pas trop éloignée de nos lieux de travail respectifs. Nous
avons envisagé alors d'avoir un enfant mais au bout de deux années
sans "résultats" nous avons su qu'ils nous faudrait en passer
par la PMA, aussi pour faciliter cette démarche nous nous sommes mariés.
Nous vivions fusionnement, mon mari se montrant plutôt
"possessif" et n'aimait pas recevoir ni sortir avec mes amis
et/ou ma famille, par contre il souhaitait que nous fassions tout
ensemble, c'est ainsi que nous étions inscrits au même club de tire à
l'arc, de plongée, de yoga et que nous participions ensembles aux différentes
sorties de découvertes du patrimoines de notre région...Ce qui à l'époque
n'était pas pour me déplaire! Son désir de m'avoir à ses côté me
flattait bien sûr et ne m'a gêné que lorsqu'il s'est mis à ne plus
supporter le temps que mon travail "nous" prenait, surtout pour
le salaire qu'il me rapportait...Je suis professeur des écoles et j'aime
(j'aimais à cette époque),avoir le sentiment de bien faire mon travail même
s'il me fallait beaucoup de temps car il est vrai que je suis lente. Les
disputes à propos des dimanches gâchés par ce qu'il me fallait faire
des corrections et préparer ma semaine, ou à propos du fait que je
souhaitais pouvoir recevoir mes parents plus souvent revenaient fréquemment...
Enfin le temps passait et nous avions fait toutes les démarches nécessaires
pour commencer une fécondation "in vitro"...
Je vécu ces mois de FIV sans trop de difficultés car j'étais persuadée
que ça marcherait. Le savant mélange de nos gamètes avait suffisamment
marché pour que l'on puisse me transplanter deux embryons. Le transfère
eu lieu, mon mari ravi avait même "filmé" ce qui devait être
le grand moment de nos futurs petits! Deux mois de bonheur ont fait suite
à cet acte, puis c'est la catastrophe : la première échographie et ce
"grand spécialiste" qui sans même ciller me dit "c'est
trop petit".
Je ne comprends pas tout de suite que là tout s'arrête. Une femme
m'explique ensuite rapidement que les embryons ont cessé de se développer
et que je vais devoir revenir dans 10 jours afin de vérifier si j'ai bien
"évacué" ces petites virgules dans mon utérus! 30 minutes après,
j'étais face à ma classe de C.P à retenir mes larmes et mon désespoir.
Un mois après cet évènement ou ce non-évènement, mon père décédait
à 60 ans sans même avoir profité de sa retraite une seule année complète.
C'est mon mari qui dû venir m'annoncer la triste nouvelle que rien ne
laissait prévoir, en me réveillant à 6H30 du matin.
A compté de ce jours, je suis entrée dans une lourde dépression et j'ai
vu petit à petit mon mari s'éloigner de moi et même se montrer intolérant
par rapport à mon immense tristesse. Pourtant, il avait décidé de nous
chercher une belle et grande maison où nous serions enfin propriétaire.
Ainsi l'été qui a suivi la disparition de mon père, nous changions de
maison et du même coup je changeais d'école. Le soucis des emprunts, cet
engagement pour 15 ans, le stress du déménagement m'ont encore plus
perturbé. Et, je suis devenue de moins en moins volontaire et mon mari de
plus en plus directif. Je trouvais ma maison très belle mais je n'étais
pas heureuse...Mon mari rentrait le soir et moi j'étais encore à l'école
où il m'appelait pour que je rentre enfin manger avec lui. Nous ne
discutions plus, lui devant son dieu ordinateur moi devant mes fantômes.
Je dois aller plus vite pour la suite car je réalise que c'est très
long! Un collègue homme (il y en a encore quelques uns dans les écoles
primaires même si c'est plutôt rare) me surprend un midi en pleur à mon
bureau et "touché" par ma détresse me parle avec beaucoup de délicatesse
et de compréhension. La suite est malheureusement plus que classique...il
devient mon confident puis mon amant. Je ne peux continuer à mentir à
mon mari et bêtement je lui avoue "aimé" un autre homme. A
partir de cet instant une terrible guerre va nous opposer, d'une violence
inouïe. Mon ingénieur en électronique de mari va placer des caméras
cachées dans notre maison me poursuivre en voiture, venir de façon
inopinée me surprendre dans mon école, trouver les coordonnées du
fameux ami, le menacer, la harceler au téléphone... Quant à moi, il
finira par me demander de partir une nuit au comble de sa colère. Je vais
alors devoir vivre un mois dans le petit appartement de mon frère alors
parti aux Etats-unis.Là, commence une horrible période où je suis
incapable de m'organiser, de me nourrir normalement où j'ai un accident réduisant
à l'état d'épave ma voiture et où commencent les complications avec
les avocats et les difficultés financières.Je réalise qu'il me faut une
aide psychologique et je commence à consulter. Mon fameux ami étant
parti se reposer de toutes ces péripéties chez ses parents. A son retour
il me demandera pardon souhaitant apparemment rester avec moi. Les mois
qui ont suivi m'ont paru interminables : mon mari réclamait l'argent que
ses parents nous avaient donné pour acheter la maison, je dû trouver un
appartement et organiser seule avec ma mère mon déménagement. Cependant
mon ami parvenait à se rendre indispensable sans jamais s'engager, sans même
me proposer un double de ses clés...(que deux après je n'ai toujours
pas).Je pensais que c'était ainsi parce que je n'étais pas divorcée
donc pas libre. je n'ai donc pas eu ce soutien affectif à ses côté, au
contraire plus le temps passait plus il se prononçait comme un homme
libre qui jamais ne souhaiterait d'enfants.
J'ai souffert, j'ai divorcé pour un homme incapable de dire "je
t'aime",incapable de vivre en famille; moi qui ne cesse depuis la
mort de mon père d'espérer fonder de nouveau une famille. J'ai tout
perdu, je ne parviens plus à dormir la nuit, les consultations pendant
deux ans à raison de deux fois par semaine ne m'ont pas permises de
retrouver un équilibre mais par contre l'absorption d'antidépresseurs a
fortement contribué à me faire perdre la mémoire. Depuis un mois, j'ai
décidé d'arrêter les médicaments, je ne consulte plus. Je ne sais plus
où j'en suis, à la rentrée prochaine j'aurai des enfants de moyenne
section en classe de maternelle car je me suis trompée en faisant ma
demande de changement d'école et j'ai peur que ces chers tout petits me
renvoient ce désir d'enfants que je ne pourrais certainement plus jamais
satisfaire. (ref.04-06-06) |
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La réponse
d'Eugénie
Chère Patricia,
J'ai lu votre témoignage, je vais vous raconter le mien, j'ai 32 ans et je suis séparée de mon mari depuis le mois de juin 2004 et je ne suis toujours pas divorcée!!!.Que vous dire, simplement courage, entourez-vous de gens qui vous aiment et qui vous soutiennent car moi je n'ai pas eu cette
chance. Dites-vous que vous métier va vous sauvez. Moi, j'ai connu mon mari j'avais 18ans, lui en avait 25!.Après 2 ans de fréquentation je me suis mariée avec lui(sans vivre avec lui avant) bien malheureusement!!.J'ai eu ma première fille à l'age de 23 ans, j'étais heureuse et trés épanouie, mais j'avoue je me suis mariée sans aucune expérience de la vie en générale, ma mère me couvait et me surprotégeait(un père qui se consacrait pour son travail).Mon ex a voulu reprendre le rôle de ma mère!J'ai un jour, je me suis réveillée.
En 2001, ma maman décède, j'ai beaucoup souffert longtemps après, je n'avais aucune communication avec mon ex, pas d'affection, aucune sortie, mon ex en plus, était radin, et nous avons été élévé trés différemment. En avril 2001, je fais une fausse couche, qui m'a meurtri énormément, aucune compassion de ma belle famille, d'après eux, j'avais tout pour être heureuse, une belle maison, un bon mari, tout matériellement et je n'avais pas à me plaindre!J'ai commencé à sombrer dans une grande dépression,critique constamment de l'éducation que je donnais à ma fille venant de ma belle famille et surtout de ma belle soeur!!Puis un jour je fais la connaissance d'un gars sur un chat il devient mon amant platoniquement. Je disais à mon ex que je n'éprouvais plus rien pour lui. Je lui ai dit toute la vérité.
Cela a éclaté vous imaginez,mon ex n'a pas trouver de mieux de faire appel à ses collègues pour avouer mon adultère la même journée il m'a emmener au
commissariat. La belle famille sans en mêler ainsi que les voisins, tout le monde, j'avais la pression de ma belle famille, insulte verbalement, puis physiquement, ainsi que mon ex-.J'ai été obligé de partir car mes beaux-parents se sont installés chez moi, entre temps j'ai été obligé à ma demande, d'aller dans une clinique psychiatrique, et en revenant chez moi, je n'y avait plus ma place, en ma foutu
dehors. Mes beaux-parents n'ont pas hésité à m'insulter devant mes enfants, en bref, c'est encore trés douloureux pour moi, du coup, je suis partie,Mon ex étant policier en a profité pour faire une trentaine d'attestations bidons par tous les voisins et amis que l'on avait en
commun. Impossible d'avoir les enfants au téléphone c'était toujours des insultes!!!Je les ai vus 2 ou 3 fois, mais j'avais peur pour
moi. Alors par la suite, je me suis fais accompagner, ma belle mère avait tellement la HAINE sur son visage qu'elle en était défigurée!!!Ceci dit une assistante sociale a été nommée par le juge je voyais les enfants dans le cadre d'une association, et l'assistante sociale m'a donné raison j'ai obtenu la garde complète des enfants mais attendez, la juge en a décidé autrement!!!Mon ex a invoqué que je faisais partie d'une secte!!Enfin j'ai tout eu!!! Par la suite, nous avons eu une médiation qui n'a du tout
marcher. Le problème sait qu'il me fait payer à travers les enfants.
Aujourd'hui j'ai les enfants du mardi soir au jeudi matin les vacances scolaires. Et j'attends le jugement pour le mois de septembre concernant les
enfants. Ma fille qui a 9ans, jai beaucoup de mal, car il lui a dit que je l'ai avais abandonné ainsi que je ne les aimait
plus. Maintenant j'ai beaucoup changé je suis devenue femme, sans aucun soutien de ma propre famille, j'ai voulu divorcé donc je suis la HONTE de cette
famille. En tout cas, je ne regrette en aucun cas mon choix car maintenant je vois vraiment sa personnalité.
Ce qui me gêne énormément c'est pour ma fille. Car dès qu'elle est en contact avec son père elle est complètement différente, elle est trés agressive verbalement et physiquement parfois.
Tout ce que je peux vous dire ne vous découragez pas et puisez votre force intérieure.
Bon courage à vous Patricia et n'hésitez pas à consulter un psychologue quelqu'un de neutre de votre
famille. Amicalement.
Eugénie (13-06-06)
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