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Harcèlement moral et divorce > De la prise de conscience au lancement de la procédure de divorce

par Cyril Braniste


La cruauté mentale au sein du couple a fait l'objet d'études minutieuses de certains thérapeutes (voir notamment Madame Yvonne PONSET BONISOL dans le cadre de la relation familiale).

 

Vexations répétées, brimades, sous entendus dévalorisants, indifférence aux demandes affectives, menaces, injures, propos blessants, humiliants, mise à l'isolement à l'égard des autres, autoritarisme constituent autant de manifestations de harcèlement moral.

 

Un certain profil du comportement pervers au quotidien a été ainsi mis au jour et analysée.

 

Au delà de la simple humiliation, l'enjeu est de s'attaquer à l'âme, à l'estime de soi, à l'identité.

 

Le conjoint victime est sous emprise, isolé et désarmé.
Avec un art consommé de la manipulation, l'autre a su renverser les rôles.
Les apparences sont toujours sauves.

 

Bâillonnée par la peur et la culpabilité, la victime ne sait pas mettre en mots ce qu'elle ressent. La confusion est d'autant plus importante que la société lui renvoie l'image d'un conjoint parfait.

 

Par définition, l'état d'emprise paralyse toute verbalisation du ressenti, et toute action pour s'en échapper.
Un certain entourage relativise ce type de situation qui peut conduire parfois à une forme d'anéantissement, à une mort psychique sans ecchymoses et sans traces.

 

Les dégâts collatéraux sont considérables en présence d'enfants mineurs.

 

Un enfant élevé dans un milieu de violences psychologiques est aussi une victime de violences.

 

La formule trop souvent employée "on peut être un excellent parent et un mauvais époux" est souvent fausse, et lourde de conséquences.

Être témoin de violences est tout aussi dommageable puisque cela entraîne la plupart du temps un sentiment de culpabilité et une perte d'estime de soi.

 

Les enfants se construisant par identification, certains s'identifient au parent agressif et reproduisent à leur tour la violence psychologique dont ils ont été témoins.

 

Il faut refuser le discours culpabilisant du milieu ambiant, influencé par un partenaire qui cherche à vous faire porter la responsabilité de l'éclatement de la cellule familiale.
Il faut mettre en mots ce que l'on ressent intimement et ne pas hésiter à consulter un thérapeute.

 

Lorsque la prise de conscience se fait, pour sa survie et pour la survie de ses enfants, il faut envisager sérieusement une procédure de divorce.

 

 

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