Elle divorce

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"Il faut fuir, ne plus subir, redresser la tête et se reconstruire..."
A propos du harcèlement moral?je voudrais apporter ma petite contribution.
J'ai vécu pendant 8 ans œ avec un pervers narcissique. Le jour où j'ai enfin mis le mot sur mon mal, j'ai malheureusement compris que ma survie et la survie de mes enfants passaient par des soins psychiatriques. Pendant 3 ans j'ai essayé d'?uvrer de l'intérieur espérant que mes deux enfants aient un père d'aplomb.

Il contactait des femmes sur internet, dans mon dos et moi je ne voyais rien, ne comprenais rien. 3 ans avant la séparation, j'ai commencé à découvrir ses relations extraconjugales, j'ai téléphoné à ces femmes. Aucune ne m'a apporté la preuve de relations sexuelles, mais toutes m'ont dit qu'il se disait divorcé et médecin. Il m'avait niée, c'est ce qui fait le plus mal. Au début, il me disait que je n'étais pas élégante d'avoir fait tout ça, d'avoir fouillé. Mais j'étais amoureuse et j'ai rampé. Puis j'ai pris de l'assurance. 

Caractère jaloux, possessif, il avait réussi à éloigner tous mes amis et je me suis retrouvée fâchée avec ma famille pendant 3 ans. Jamais de violence physique. Il ne fallait pas que je brille, sinon il me rabaissait avec des paroles très désobligeantes. Il était jaloux de ce que j'étais. Il draguait toutes ces femmes pour flatter son égo défaillant. Il achetait beaucoup pour lui, vêtements de luxe, chaussures, montre, cravates et moi je peinais à nous faire vivre, jonglant sur les emprunts attractifs et faciles. J'ai laissé de lourdes plumes financières.

Les relations physiques étaient plutôt bonnes, mais le désir était complètement absent, car il y avait un écart minimum à respecter sinon sa mauvaise humeur empirait.
Il était énurétique, refusait de se faire soigner, refusait de gérer ça, moi j'étais la femme indélicate qui osait lui en parler, mais qui servait de « nettoyeuse ». J'étais dans les couches des enfants et ? les « accidents » nocturnes de mon mari. 

En janvier 2005, rentrant d'un colloque, j'ai vu le lit en vrac, non refait, je ne voulais plus qu'il me touche. Ce jour-là, j'ai vu qu'il avait rangé dans l'appartement, fait les courses, mais il n'avait pas fait le lit comme si il me le dédiait à moi ! Je suis allée au clash. 3 mois après il déménageait, il partait. J'ai du faire tous ses paquets, qu'il a pris un par un quand il venait chercher les enfants. Il se laissait inviter par les enfants à manger, j'ai dû mettre le holà. J'ai entamé un divorce sur demande acceptée, l'amiable étant impossible. Il a fait dire par l'avocat qu'il m'aimait toujours. J'ai compris trop tard que le mot aimer n'avait pas la même signification que pour moi.

Août 2005, il me réclame de l'argent il ne peut plus emmener les enfants en vacances, il me met au pied du mur. Je lui accord 1.500 ? mais en signant un accord transactionnel sur l'appartement. Octobre 2005, je signe un projet de liquidation, avec sa part négociée de moitié, ayant laissé une très grosse somme d'argent dans le couple. Je le paye. Novembre 2005, non-conciliation, fixation de la pension qu'il paye difficilement. Audiences suivantes en juin, septembre, novembre, décembre 2006 et enfin janvier 2007 avec prononcé du divorce en avril 2007. Il s'est débrouillé pour faire reporter les procédures. Au final il n'a plus d'avocat par défaut de paiement. La JAF n'homologue pas la procédure de liquidation. Je repasse devant le notaire le 1er octobre 2007, je suis enfin propriétaire. Les frais supplémentaires sont pour moi, entre temps, il a joué sur un défaut de calcul, il m'extorque 1.000 ? supplémentaires.

En juillet 2006, il fait un incident au tribunal parce qu'il ne veut pas que je mette mon fils en colo pendant ma période. Mon fils était soit-disant autiste léger et je bafouais son autorité parentale. En fait de visu il m'a dit que c'était inconcevable car j'abandonnais mes enfants et j'allais m'envoyer en l'air avec le premier venu.
Je ne compte pas les problèmes de santé : mononucléose, coqueluche, zona otitique avec paralysie faciale, stomatites herpétiques pendant 6 mois? depuis 2 ans.

C'est un court résumé, le notaire m'a dit que mon histoire n'était pas fini, qu'il n'allait pas me lâcher, ce que je crois. Il me harcèle, demande du fric, n'honore pas ses droits de visite et d'hébergement. On ne peut rien prévoir. Je suis encore solidaire d'un emprunt voiture pendant un an, il est mauvais payeur, j'ai déjà eu des lettres de la banque. La banque ne veut pas partager les emprunts. Il est en retard de deux pensions, me dit que j'aurais mon chèque demain.
Ma fille ainée suit le même chemin, elle a 10 ans, elle ment, elle manipule et a trouvé un parfait allié en son père depuis 7 ans. Je ne nie pas qu'elle m'aime et compte sur moi, mais je suis un tiroir-caisse trop souvent. J'en suis à constituer mes preuves, pour me défendre, même si je dois porter plainte pour abandon de famille?il peut aller en enfer, parce que c'est que je vis depuis longtemps avec lui. Je veux tirer ma fille de là. Il l'instrumentalise. Au jour d'aujourd'hui je lui ai affirmé que je ne voulais plus parler devant les enfants.

J'ai lu un des témoignages, il faut avoir le courage de divorcer malgré tout, c'est sa survie et celle des enfants qui est en jeu. Plus les enfants voient leur mère s'aplatir, subir, moins ils se construisent positivement.
Il faut fuir, ne plus subir, redresser la tête et se reconstruire.
Isabelle


"Je voulais juste reconstruire un foyer"
Je viens de vous lire et je suis encore plus désespérée qu'avant ! Je n'avais aucune idée de tout ce que vous décrivez à propos d'un divorce pour harcèlement moral. Je ne mettais même pas de qualificatif sur celui que j'envisageais : je voulais juste reconstruire un foyer calme où on ne hurle pas sur moi ou sur mes enfants dès qu'on ose dire qu'on ne partage pas le même point de vue. Je voulais avoir le droit d'avoir mes opinions personnelles, droit que j'ai perdu en me mariant il y a 15 ans. J'ai été trop naïve, dès le début j'aurai dû comprendre à qui j'avais affaire : notre mariage devait se passer en 2 temps : civil pour obtenir un rapprochement de conjoint puis nous devions nous marier religieusement car nous y tenions tous les deux et nous voulions organiser un « vrai » mariage. Seule la première étape a eu lieu, mon mari invoquant des prétextes futiles pour éviter la seconde. Résultat, les souvenirs de mon mariage sont : un marié habillé en bermuda et tee-shirt, moi en simple robe noire et comme fête de mariage un repas improvisé dans une crêperie avec en tout et pour tout 6 personnes présentes autour de nous. Après 15 ans de frustration, je craque car je me rends compte maintenant que toute notre vie commune s'est passée selon ce même schéma : on projette quelque chose, il ya pleins de promesses et rien n'est jamais réalisé. Si j'ai le malheur de dire que je ne comprends pas pourquoi il remet systématiquement en cause tout ce qu'on prévoit alors, par des sous-entendus blessants, il me dit que je suis stupide, que je ne comprends jamais rien et que je l'énerve avec toutes mes questions (ce qu'il n'aurait pourtant pas besoin de préciser tant il hurle)

Si nous n'avions pas trois enfants, je serais partie depuis bien longtemps. Mais voilà, ils sont là et j'ai longtemps pensé que ce ne serait pas une bonne chose que de divorcer (je suis enseignante et je vois les dégâts que cela fait sur les enfants) ; aujourd'hui la coupe est pleine : j'ai démissionné de mon travail de contrôleur aérien il y a 8 ans pour permettre à mon mari de poursuivre sa carrière. Afin d'arrondir nos fins de mois (installation coûteuse en région parisienne pour que monsieur puisse avoir le poste de ses rêves) tout en restant disponible pour mes enfants, j'ai passé le concours de prof des écoles que j'ai réussi. J'ai donc un salaire mais je n'ai pas le droit d'avoir une voiture. Constatant cela avec tristesse, mes parents me prêtent une des leurs depuis 5 ans. Voyant également que mon mari ne m'offre rien ni pour mon anniversaire ni pour Noël, mes parents me versent chaque mois un petit quelque chose pour que je puisse penser à moi aussi, car bien évidemment quand j'ai fini de payer l'alimentation, les cantines, les vêtements et loisirs des enfants, il ne reste pas grand-chose sur mon salaire de prof d'école avec 8 ans d'ancienneté (mes années de contrôleur ont été validées pour ma retraite mais n'ont pas été prises en compte pour l'avancement dans les échelons) ; bref à l'échelon 6, le salaire est très juste . Comme mon mari ne peut jamais prévoir ses vacances (aujourd'hui, le 21 octobre, il ne sait toujours pas s'il prendra des vacances pendant les vacances scolaires qui débutent le 26) (curieusement ses collègues sont tous capables de planifier des séjours avec leurs familles : depuis que nous sommes mariés ça ne s'est produit qu'une fois), une fois de plus mes parents essaient de compenser ce soucis et nous offrent aux enfants et à moi 2 semaines de vacances chaque année en juillet.

Ce ne sont là que les exemples les plus « visibles » de ma situation que je qualifie ainsi : tais-toi et tout ira bien. Car vous allez dire que je dois être vraiment stupide pour ne pas être capable de faire valoir mes choix : non, je suis simplement incapable d'affronter quelqu'un qui hurle, tape si violemment sur un meuble de bois qu'il le brise, et je n'ai pas été éduquée dans une famille où seul le rapport de force permet d'obtenir ce que l'on veut.

Là je n'en peux plus, j'ai essayé de lui en parler mais c'était une grave erreur car depuis qu'il sait que je suis malheureuse, il est encore plus cruel. Je fonds en larmes la nuit et tout ce qu'il dit c'est « Fais moins de bruit tu réveilles tout le monde ». J'ai alors pensé au divorce et c'est pourquoi je viens de consulter votre site. Au lieu de me donner de l'espoir, tout ce que vous décrivez sur l'attitude des harceleurs/manipulateurs dans une procédure de divorce m'effraie encore plus.

Je vais donc continuer à me taire et j'espère tenir le choc le plus longtemps possible, jusqu'à ce que mes enfants soient adultes. Ils seront peut-être alors assez lucides et solides pour comprendre ma détresse et la séparation qui en découlera.

Je vous avoue que l'idée du suicide m'est venue mais j'aime mes enfants. Mon mari est tout aussi odieux avec eux, en particulier avec notre fille qui en souffre beaucoup. Elle et notre fils aîné sont très proches de moi et semblent avoir trouvé une forme d'équilibre qui repose essentiellement sur la relation faite de dialogues, de complicité, de confiance et d'amour que j'entretiens avec eux. Notre plus jeune fils est plus indépendant et je pense qu'il souffre du contexte tendu dans lequel nous vivons. Seulement voilà, je ne peux pas me faire à l'idée qu'en cas de divorce, mes enfants seront manipulés sans retenue à chaque fois qu'ils seront avec leur père. Et comme ce serait encore pire pour eux si je disparaissais, et bien je n'ai plus qu'à me taire
Une lectrice désespérée.


"Merci et bravo"
Merci et bravo pour votre explication claire détaillée qui intègre bien le comportement psychologique et vos mises en garde.
Anne-Marie


"Il m'a ruiné moralement"
harcelée moi même et mes filles par mon mari j'en ai fait une fausse couche perdu 12 kg mes filles se sont retrouvées avec des problèmes de santé et depuis il est parti et je suis incapable de faire les démarches il ma ruine moralement.
Fortuna


"A quoi bon !"

Je bois trop depuis près de deux ans , j'ai perdu un an de la vie de mes trois enfants tant j'étais ivre j'ai tentée plusieurs fois de me suicider mais mon mari est vigilent et fait appel à la médecine pour me (sauver!) mon mari ne me parle plus me dis sans cesse que je suis débile, que ce que je dis est débile, ce que je fais est débile, ce que j'aime est débile a tel point que mes propre enfants trouve nul ce que je regarde ou ce que je dis tout notre système familial fonctionne en fonction de l'humeur de mon mari j'ai un diplôme supérieur au sien.. Mais le mérite lui en revient car il m'a aidé a faire 3 devoirs en 4 ans et puis... j'ai trichée!

sinon je n'y serais pas arrivée il fume des joints tous les jours mais c'est moins grave que de boire car si le joint est illégal le pire c'est que je ne suis plus la même et que je suis agressive lorsque je bois il a couché avec une autre femme lors d'un voyage , j'ai essayé de faire pareil avec un homme que je n'ai qu'embrassé mais ce que j'ai fais était pire car lui il connaît la vérité il m'humilie dès qu'il y a du monde a la maison je me tais pour pas faire d'histoire il refuse de s'occuper de notre 4ème enfant mais dès que nous somme en société il la prend dans

ses bras il perd tous ses emplois , ce n'est pas de sa faute ses patrons sont des cons et quand les problèmes d'argents arrivent c'est de ma faute car je dépense trop . Avec mon salaire j'assume 80% des dépenses de la famille. J'ai 37 ans et mon avenir ...j'ai l'impression que je n'en aurais jamais.

Nous faisons chambre a part depuis deux ans ce qui ne l'empêche pas de venir quémander!!! Ce que méchamment je lui refuse trop souvent a son goût et que je lui donne trop souvent au mien en espérant un semblent de gentillesse pendant quelques heures.. Mais que de déceptions a chaque fois j'aurais encore beaucoup a dire mais a quoi bon.

Séverine


"Conte de la folie ordinaire"
bonsoir, je suis étonnée et émue de voir que le harcelement moral commence a etre pris en considération, et que vous compreniez toute l importance que peut avoir un divorce pour faute aux yeux de la victime, qui a besoin qu eclate au grand jour, ce qu elle a subi. etape de la reconstruction. j ai lu le livre de marie france hirigoyen, je l ai donné a mon avocat, qui a juste mentionne que le harcelement moral etait un de mes griefs. il n ose pas s aventurer j ai pu mettre des dates sur ce qu elle expose, tellement mon mari etait un cas d ecole. je sentais qu il me poussait au suicide, mais qui m aurait cru, sinon, ma fille sans l aide de laquelle , j'aurais laché prise.
il deplacait des objets, m accusait violemment de l avoir fait , et ma fille me disait , qu il venait de le faire lui-même.
ceci n est qu une anecdote
j en ai tellement, j avais beaucoup ecrit, pour conserver ma santé mentale, pour relire et me prouver que je ne revais pas, que je n etais pas folle j ai effectivement croisé la folie, tellement, il en faisait de plus en plus devant ma résistance passive, a la ghandi, ma non violence
exhacerbant la sienne.
si j avais lu le livre avant, j aurais compris qu il voulait me detruire, mais je ne pouvais y croire.
c etait une sangsue qui se nourrissait de nous. quand j ai dit stop, c etait trop tard, il m avait depouillee de mon heritage, parti sans laisser d adresse dans le mepris le plus total,
le pire etant ce mepris, ce deni de mon existence.
il faut effectivement eviter que des femmes se tuent parce qu elles ne savent pas ce qui les attend, il faut en parler, car le pervers agit selon ce que j ai compris sur le meme modele
ils sont faciles a reperer, tous isolent,denigrent, depouillent, font perdre toute personnalité
l isolement leur est facile, car nous ne voulons pas que les gens que nous aimons voient la loque que nous sommes devenues.
ce sont de beaux parleurs, intarrissables, qui n admettent pas la contradiction, et devant lesquels nous preferont acquiescer plutot que passer la nuit a l ecouter nous convaincre.
meme sexuellement, je crois qu ils sont stereotypes, car ils n' admettent pas le plaisir feminin : le mien expliquant son refus de relation par un : ah non, c est comme ça que vous avez un pouvoir sur nous!!!
voila, je suis donc bien d accord qu il faille susciter une reflexion et faire avancer les choses.
la question du divorce ne se pose pas pour les victimes dans mon cas, j ai attendu que les enfants soient grands, pas question de garde alternée, il detestait ma fille , adulait mon fils , et
etait presque normal avec mon autre fille evidemment pas de travail, paumée dans des coins perdus, des chevaux, des chiens, une certaine aisance, bien qu il ait toujours fallu faire
croire que tt allait bien, pour harmoniser les relations.
je voulais ecrire mon "conte de la folie ordinaire " tellement ce titre s imposait, j avais de quoi temoigner, mais le titre est pris ça m a coupé mon élan, alors j aide sur des forums, les femmes qui veulent divorcer au moins que ma vie ait servi a quelque chose.
Hélène


"Merci pour votre article"
Merci pour votre article je me fais une certaine idée de ce que je vais vivre!!
je vais en conciliation vendredi et j'ai très peur ! mon mari qui me trompe depuis un an et qui a quitté le domicile conjugal depuis février a plus d'un tour dans son sac pour retourner les situations à son avantage.
merci de rappeler qu'il ne faut pas craquer. d'autre part mon avocat est distant et peu explicatif .
Grâce à votre article j'imagine déjà mieux la situation.
Puis-je m'expliquer sur les raisons de ma demande de divorce au juge avant la conciliation? il parait qu'au tribunal de Bobigny les affaires sont plutôt "expédiées"!
merci encore pour votre récit clair et simple.
Virginie

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